Bécune à bouche jaune – Sphyraena viridensis

Critères de reconnaissance : Corps fusiforme, gris argenté. Partie supérieure des flancs marquée de bandes sombres (env. 20 à 23). Tête fine et pointue avec mâchoire inférieure proéminente. Joue dépourvue d’écailles au niveau du préopercule. Deux courtes nageoires dorsales

Description : Ce poisson a une allure générale hydrodynamique.
Le corps, fusiforme, gris argenté, possède un ventre plus clair ; les flancs sont rayés de bandes sombres s’élargissant sous la ligne latérale.
Les deux nageoires dorsales, courtes, sont légèrement jaunâtres et la caudale, très échancrée, est bordée de noir.
La première dorsale se trouve très en retrait par rapport à la nageoire pectorale.
La tête, fine possède une mâchoire inférieure proéminente et pointue. La mâchoire supérieure a une faible capacité protractile. La dentition généreuse, en deux rangées, est tournée vers l’intérieur.
Les joues sont dépourvues d’écailles au niveau du préopercule.
L’œil est rond.
Cette espèce peut atteindre jusqu’à 120 cm de long..

Bécune à bouche jaune _ Syphraena viridensis

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Bécune à bouche jaune _ Syphraena viridensis

Biotope : L’espèce fréquente deux biotopes, en fonction de l’âge :
– Les juvéniles préfèrent les zones peu profondes. Ils se cachent volontiers dans la semi obscurité des roches (zones portuaires) en marge des herbiers de posidonies afin de fondre sur des proies potentielles. Ils échappent également en ces lieux aux dents de leurs aînés. Leur forme évoque un végétal flottant au gré du courant (feuille de posidonie arrachée).
– Les spécimens adultes, pélagiques, affectionnent néanmoins les tombants, les secs ou les zones côtières, en été comme au début de l’automne. Ils se trouvent dans des eaux d’une profondeur supérieure à une dizaine de mètres, ce qui ne les empêche nullement de croiser en pleine eau, entre 3 et 5 m. Ils peuvent se rencontrer jusqu’à 110 m.
Distribution : Méditerranée et Atlantique, depuis Gibraltar jusqu’aux côtes Nord-Ouest de l’Afrique y compris les Canaries. C’est également l’un des prédateurs pélagiques les plus fréquents des côtes des Açores, qui représentent probablement la limite la plus septentrionale de son aire de distribution.
Références : DORIS – FFESSM