Méduse oeuf au plat – Cotlyorhiza tubercule

Critères de reconnaissance :Ombrelle en forme de disque, relevée au centre
Ombrelle blanche et jaune, ressemble à un œuf cuit au plat
De nombreux et courts tentacules terminés par de petits disques violets
Description : Méduse à symétrie tétraradiaire, à cavité gastrique cloisonnée, dépourvue de vélum*.
D’une circonférence pouvant aller jusqu’à 40 cm, l’ombrelle blanchâtre de cet animal est plane, sauf en son centre où l’on peut observer une proéminence jaune orangé en cloche.
Les tentacules entourant la bouche (tentacules buccaux) teintés de jaune, sont courts, anastomosés* uniquement à leur base, l’extrémité inférieure étant assez crépue.
Les palpes labiaux* sont de coloration violacée à blanche, et se terminent par une ampoule évasée.Sa taille peut aller jusqu’à 30 cm de diamètre..

Méduse-oeuf-au-plat

Biotope :La nuit tombée, cette méduse nage en pleine eau au niveau des zones pélagiques, mais elle peut également se trouver à proximité des côtes.
Cette méduse se tient en général en surface. Elle reste fréquente près du rivage en été.]
Distribution :Méditerranée. Cette méduse a été vue à 50 m. du rivage de la plage de Carqueiranne (Var). Le lendemain, elles étaient plusieurs mais entourées de Pélagies, Acalèphe brillante.
Reproduction et multiplication: Ces méduses ont un mode de reproduction à deux phases.
Les individus de cette espèce sont à sexes séparés. Les individus mâles et femelles émettent leurs produits sexuels en pleine eau.
A maturité sexuelle, les mâles se distinguent des femelles par la présence dans certains de leurs palpes de canaux spermatiques emplis de gamètes colorés en blanc.
Les larves issues de la fécondation, les planulas*, sont nageuses. Après une très courte période de vie pélagique* (en pleine eau) elles vont tomber et se fixer sur le fond. Chacune évoluera et se métamorphosera en minuscule polype, le scyphistome de 5 à 10 mm de haut, visible toute l’année bien que de petite taille.
Ce dernier peut rester ainsi tant que les conditions environnementales ne sont pas assez favorables.
En effet les conditions du milieu sont responsables du stimulus qui va déclencher la phase dite asexuée de la reproduction. Dès lors, le polype s’allonge et se transforme très rapidement pour donner une méduse juvénile : l’éphirule*, à l’ombrelle découpée en huit bras.
Cette dernière se développera en quelques semaines en méduse adulte capable de se reproduire à nouveau.
De la qualité de chaque phase reproductive dépend la qualité de méduses viables rencontrées. D’autre part, le déplacement des méduses étant souvent tributaire des courants et des vents, ces dernières peuvent donc se rassembler au large ou être au contraire déportées vers les côtes.
D’où une variation d’abondance d’une année à l’autre.
Alimentation : Cette méduse se nourrit de plancton de petite taille, absorbé par les bras buccaux très divisés, criblés d’ouvertures communiquant directement avec la cavité stomacale.
Seuls les individus juvéniles possèdent l’équivalent d’une véritable bouche qui régressera progressivement par fusion des bras buccaux entourant la bouche.
Le polype issu de la reproduction se nourrit comme une anémone.]