Héron cendré

Ardea cinerea

Grâce à ses formidables capacités d’adaptation, le Héron cendré a surmonté la haine des Hommes qui, jusqu’au début du XXe siècle, touchaient des primes pour fusiller les familles dans leurs nids. Son seul crime: manger du poisson.

Aujourd’hui pardonné – ou presque – le grand échassier gris survolant la cité offre un spectacle rompant la monotonie du quotidien et nous rappelle que le monde sauvage est là, à notre porte. Sa haute silhouette svelte ou renfrognée, statufiée dans les champs et sur les talus de route jusque dans les banlieues, est connue de tous.

Le Héron cendré fréquente toutes les eaux douces ou saumâtres à condition qu'elles soient poissonneuses. En intersaison, il fréquente également les milieux agricoles dans sa chasse aux rongeurs et autres proies terrestres.

Pour la reproduction, il recherche des milieux arborés avec de grands arbres pour établir son nid (forêts, ripisylves, peupleraies, bosquets et parcs). Localement, c'est la roselière qui est choisie pour la nidification.

Comme les autres ardéidés, le Héron cendré replie le cou en vol de façon à équilibrer le poids du corps.


Le cou forme alors une boucle proéminente par dessous. Les pattes sont alors tendues vers l'arrière. Enfin, les ailes longues et larges apparaissent voûtées, avec le poignet surélevé et la pointe tombante. Ces caractéristiques sont à l'origine d'une silhouette inconfondable. Le vol est ample, lourd et puissant. Les hérons sont capables de voler sur de grandes distances et de nombreuses populations sont migratrices.

Le héron cendré se nourrit essentiellement de poissons, en particulier pour l'alimentation des jeunes. Le régime inclut aussi des amphibiens comme les grenouilles, certains vertébrés comme les écrevisses, et des taxons amphibie telles que couleuvre à collier, musaraigne aquatique, etc. mais de façon marginale

Il pêche les poissons à l'affût, parfaitement immobile, les yeux rivés vers la surface. Une fois le poisson repéré, d'une détente foudroyante du cou, il capture sa proie ou la harponne si elle est assez volumineuse, avec son bec en poignard.